Association
Internationale
des Sites et Musées
de la Guerre de
1914 - 1918
Monument National du Vieil Armand

Hartmannswillerkopf
Vieil-Armand

Classé monument national depuis 1921, 
le Hartmannswillerkopf est un lieu du 
souvenir où de nombreux ouvrages 
rendent hommage à la paix.

La nécropole nationale et
 la crypte

Le cimetière du Silberloch comporte 1264 tombes identifiées et 6 ossuaires de 64 corps non identifiés.

A la tête du cimetière a été construit un vaste parvis carré au centre duquel s'élève l'Autel de la Patrie rendant hommage aux villes ayant aidé financièrement à son édification. Construite grâce à une souscription nationale, cette crypte a été inauguré en 1932. Le Comité National du Vieil Armand organise chaque année des cérémonies du souvenir. L'entré du monument est gardé par deux cariatides représentant des archanges, conçues par un célèbre sculpteur du début du XXème siècle : A. Bourdelle.

A l'intérieur de la crypte, trois autels ont été érigés : catholique, protestant et israëlite.
Au centre, une plaque de bronze recouvre les ossements recueillis sur le champ de bataille.

Le monument des Diables rouges est dédié aux fantassins du 152ème régiment d'infanterie.

Le "Jägerdenkmal" des chasseurs d'élite allemands est couvert de plaques commémoratives. La croix du sommet, haute de 20m et large de 5,25 m était autrefois illuminée.

Le monument du 28ème bataillon de chasseurs alpins (raooekke) avec le fait d'armes du 21 janvier 1915.

Le monument Scheurer, en forme de stèle, a été érigé en mémoire du porte-drapeau du 15/2.

 

Sur les traces de la Grande Guerre

RAPPEL HISTORIQUE & Géo-stratégique

 

Tandis que les rivalités coloniales et commerciales opposent les grandes puissances dans le monde, les revendications nationales développées en Europe au XIX siècle explosent en 1914. Le continent européen devient alors un gigantesque champ de bataille sur lequel s’affrontent des millions d’hommes pendant quatre longues années de guerre.

 

S’avançant au sud de la Plaine d’Alsace, un promontoire du massif vosgien, le Hartmannswillerkopf, ou Vieil-Armand, a été l’un des principaux enjeux des combats qui se sont déroulés sur le front des Vosges de 1914 à 1918. De sa conquête allait dépendre le succès d’une offensive française en direction de Mulhouse et de la moyenne Alsace.

 

DE L’ILLUSION D’UNE GUERRE COURTE A LA REALITE D’UNE GUERRE DE POSITION MEURTRIERE

Des combats meurtriers

Resté ignoré et à l’écart des affrontements qui se déroulèrent à ses pieds en août 1914, le Hartmannswillerkopf ne révéla sa position de verrou qu’au cours des hostilités. Commencée le 31 décembre 1914, la lutte pour la possession de cette crête stratégique dominante allait durer pendant quatre ans. Les combats furent particulièrement meurtriers durant l’année 1915 où le sommet changea huit fois de main.

 

OUVRAGES DE GUERRE

 

Plus de la moitié des ouvrages et des installations a disparu par l’action du temps. Mais, même si les fortifications ne représentent plus que le quart de celles existant en 1918, elles demeurent pourtant impressionnantes.

 

Les ouvrages et les tranchées ont exigé un travail et un matériel considérables afin d’assurer une défense infaillible

Ces constructions sont disséminées sur l’ensemble du site et sont de toutes catégories : abris creusés dans la roche, abris en béton armé, en maçonnerie, ou en tôles cintrées fortement étayées et supportant une épaisse couche de pierre et de rondins. Les travaux exécutés par les Allemands ont été particulièrement délicats car le transport du matériel présentait de sérieuses difficultés, un grand nombre d’ouvrages étant situés sur une pente abrupte.

Au début du conflit, les Allemands utilisaient surtout le fer et le béton tandis que les Français privilégiaient les rondins de bois. Mais, les différentes évolutions du front ont permis à chaque partie d’utiliser alternativement le matériel laissé par le camp adverse.

Eloigné des villages, le Hartmannswillerkopf s’est toutefois doté d’un réseau électrique qui assurait l’éclairage de la plus grande partie des abris et galeries. De même, de nombreux points d’eau ont été créés, dans le voisinage même des premières lignes. Ils étaient alimentés par les sources de la montagne conduites dans un système de canalisation. Le réseau téléphonique y était également très développé.

 

LE HARTMANNSWILLERKOPF : UN MUSEE HISTORIQUE DE PLEIN AIR

 

Et là je voudrais rapporter ce que mon père pensait des ennemis, des Allemands qui vivaient à quelques centaines, parfois seulement quelques dizaines de mètres d’eux. Point de haine, point de mépris. On les appelait certes des Boches, ce qui n’avait à priori rien de péjoratif (ce nom vient de celui de l’ancienne tribu franque des Alboches) mais on les estimait, on appréciait leur courage, leur organisation et on savait qu’ils partageaient les mêmes souffrances et les mêmes dangers.

 

Jean CABAUSSEL, Inspecteur Départemental de l’Education Nationale honoraire

(Extrait de « Souvenirs de l’Hartmann : souvenirs de guerre de mon père CABAUSSEL Henri, Louis, Chasseur au 7 e et 47 e B.C.A.» paru dans le bulletin de liaison n° 19 des Amis du Hartmannswillerkopf)

 

OUVRAGES DE PAIX

 

Classé Monument National depuis 1921, le Hartmannswillerkopf est un lieu du souvenir où de nombreux ouvrages rendent hommage à la paix.

La Nécropole nationale et la Crypte

Le cimetière du Silberloch comporte 1264 tombes identifiées et 6 ossuaires de 64 corps non identifiés. A la tête du cimetière a été construit un vaste parvis carré au centre duquel s’élève l’Autel de la Patrie rendant hommage aux villes ayant aidé financièrement à son édification.

 

Construite grâce à une souscription nationale, cette Crypte a été inaugurée en 1932. Le COMITE DU MONUMENT NATIONAL DU VIEIL-ARMAND organise chaque année des cérémonies du Souvenir. L’entrée du monument est gardée par deux cariatides représentant des archanges, conçues par un célèbre sculpteur du début du XXe siècle : A. Bourdelle. A l’intérieur de la Crypte, trois autels ont été érigés : catholique, protestant et israélite. Au centre, une plaque de bronze recouvre les ossements recueillis sur le champ de bataille. Visites du 1 er avril à la mi-novembre.

 

 

Le monument des Diables Rouges est dédié aux fantassins du 152 e Régiment d’Infanterie.

Le « Jägerdenkmal » des chasseurs d’élite allemands est couvert de plaques commémoratives. La croix du sommet, haute de 2O m et large de 5,25 m était autrefois illuminée. Le monument du 28 e Bataillon de Chasseurs Alpins rappelle le fait d’armes du 21.01.1915. Le monument Scheurer, en forme de stèle, a été érigée en mémoire du Porte-drapeau du 15/2.

 

LE HARTMANNSWILLERKOPF EST CLASSE SITE NATIONAL ;

QUE CE LIEU DE MEMOIRE SUSCITE EN VOUS RECONNAISSANCE ET RESPECT.

 

Enfant de l’avenir, tu ne me connais pas ; sache seulement que je ne suis qu’un pauvre soldat envoyé sous contrainte à une guerre qui n’est que mort et crainte. On nous avait dit « Battez vous pour votre pays ». Et la gloire, on nous a promis, mais nous n’avons récolté ni gloire, ni félicité. Oh, peut-être que plus tard, sur nos tombeaux fleuris, on écrira « Mort pour la Patrie » mais qu’en aurons à faire ? C’est maintenant que nous sommes en enfer ! (…) Ensevelis dans nos tranchées, morts par balles ou par des gaz asphyxiés, c’est comme ça, notre destin est tracé : survivre ou mourir armé… Je vais te faire mes adieux, enfant du futur, car mon colonel nous rappelle à une réalité bien dure ! Je vais sortir bravement de mon trou sale pour charger, baïonnette au canon, en criant afin de me donner courage et de ne pas sentir le mal. Je ne te dirais qu’une chose enfant d’ailleurs ou d’ici, tout au long de ton existence, fais la paix et donne la vie…

Travail de collégien réalisé après la visite du site (Extrait du Bulletin de liaison n° 29 des Amis du HWK)

 

NATURE & DECOUVERTE

 

Au-delà de son histoire militaire, le HWK se singularise par une végétation luxuriante aux essences les plus diverses. Avant 1914, la croupe était couverte d’un forêt de résineux dense et homogène. Après une destruction presque totale pendant le conflit 1914-18 et deux incendies successifs, la nature a reconquis le promontoire.

 

L’humidité procurée par l’ancienne forêt ayant disparu au profit de la chaleur et du soleil, des plantes qui n’existaient pas auparavant ont fait leur apparition. Une grande variété de feuillus cohabitent sur les différents versants du site et c’est le saule marsault qui prédomine. Du point de vue botanique, les essences sont aussi nombreuses et originales avec, notamment, la présence de digitales jaunes.

 

Découvrir le HWK à travers les circuits balisés.

 

Plusieurs circuits balisés par le Club Vosgien mènent au Vieil-Armand et le sillonnent. Ils sont répertoriés dans les cartes IGN-Club Vosgien « Top 25 3719 OT » et « Top 25 362O ET » et expliqués dans l’ouvrage « Le Hartmannswillerkopf : description détaillée et guide pour la visite » édité par l’association des Amis du Hartmannswillerkopf (en vente à l’Office de tourisme de Cernay). Cette association, section du Club Vosgien, s’occupe également de l’entretien et de la restauration du champ de bataille. Elle organise régulièrement des chantiers de jeunes où se retrouvent Français et Allemands qui oeuvrent désormais dans le même sens, pour le respect et la mémoire du lieu.

 

L’OFFICE DE TOURISME PROPOSE DES VISITES GUIDEES GRATUITES TOUS LES MERCREDIS
DE JUILLET ET AOUT. HORS SAISON, L’OFFICE ORGANISE DES VISITES DE GROUPES A LA DEMANDE.

 

«  La Paix se construit chaque jour et nous en sommes les bâtisseurs »

Javier Perez de Cuellar

 

AUTOUR DU VIEIL-ARMAND

 

La Bataille d’Alsace dans la Grande Guerre.

 

Un musée virtuel du Hartmannswillerkopf accessible par Internet est en cours d’élaboration.

 

La Région est riche de sites dédiés à la Grande Guerre. De même que le HWK, le site du Linge (près de Munster) est l’autre grand lieu de mémoire de la guerre 1914-1918 en Alsace.

En outre, le Musée de la Porte de Thann à Cernay et celui de Serret à St-Amarin, la chapelle Sicurani, le cimetière des Uhlans, l’ancien abri de guerre d’Uffholtz, le Monument des Chasseurs au Grand Ballon et le grand canon de Zillisheim, les cimetières militaires et les monuments aux morts de chaque commune sont autant de témoignages du conflit.

 

A la découverte de Cernay et de la Région du Vieil-Armand

 

L’Office de Tourisme tient à votre disposition la liste complète des diverses possibilités d’hébergement sur la région. Grâce aux circuits VTT balisés ainsi qu’aux itinéraires de randonnées pédestres, vous partirez à la découverte des magnifiques paysages du massif du Molkenrain ( 1125 m). Les circuits Fil Rouge, qui mêlent agréablement histoire et promenade, sans oublier les diverses manifestations tout au long de l’année font de Cernay et de la Région du Vieil-Armand un lieu où il fait bon vivre.